La France, terrain de jeu idéal pour le champion de VTT belge Thomas Genon

  • © Christophe Laue - Crankworx

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  • Thomas Genon - © Crankworx

    Thomas Genon - © Crankworx

  • © Ale Di Lullo - Crankworx

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  • © Marc Genon

    © Marc Genon

  • © Marc Genon

    © Marc Genon

  • © Marc Genon

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La France, terrain de jeu idéal pour le champion de VTT belge Thomas Genon

Depuis l’âge de 16 ans, le vététiste liégeois Thomas Genon multiplie les compétitions internationales et collectionne les médailles, dont un sacre de champion du monde en 2015. Des montagnes françaises au désert de l’Utah aux Etats-Unis, l’athlète repousse toujours plus loin les limites de ce sport encore peu pratiqué dans nos contrées : le VTT slopestyle. Rencontre.

- Depuis plusieurs années déjà, vous faites partie des grands noms du VTT slopestyle. Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de vous frotter à cette discipline? 

J’ai toujours été passionné de vélo, dans tous les sens du terme. Le slopestyle, c’est venu par envie. Je n’ai jamais été trop le genre de mec à faire des kilomètres de vélo de route. Petit à petit, j’ai commencé à faire des figures, des sauts, … Et je me suis vite pris au jeu. Ce que j’aime dans ce sport, c’est que c’est une discipline assez libre, ce n’est pas comme du motocross par exemple. Ce n’est pas une course, c’est toi qui fais ton run, tu as ton propre style, tu fais les figures que tu veux. Etant passionné de vélo, c’était pour moi la discipline idéale pour allier ma passion à une certaine forme de liberté. 

- En 2017, vous étiez le seul Belge à disputer le Red Bull Rampage dans l’Utah, l’une des plus grandes compétitions de vélo freeride au monde. Quelles émotions ressent-on dans ces moments-là ? 

Effectivement, je suis souvent le seul Belge dans les compétitions. Avant de se lancer, on a peur, bien sûr, on n’est pas complètement fou ! On craint les blessures, on fait tout pour rester entier et faire une saison entière. La première fois que j’y ai participé, j’avais 19 ans. C’est un peu différent de ce que je fais d’habitude. Moi normalement, je fais du vélo slopestyle. C’est un plus petit vélo, avec des roues de 26 pouces, avec un seul frein. Ça ressemble plus à un BMX. Ça permet de faire des figures. Le Red Bull Rampage, c’est une compétition de VTT freeride, c’est une descente, les vélos sont un peu plus grands. Du coup, c’était plus stressant pour moi. Mais c’est une expérience incroyable.

 - Aujourd’hui, vous vivez la plupart du temps en France.Pourquoi avoir fait ce choix ? Quels sont les avantages de la France pour cette discipline ?

Je suis toujours domicilié en Belgique, à Liège, j’y reviens assez souvent. Ça me permet de faire une pause de temps en temps. Mais c’est sûr que je reste beaucoup en France. La météo, déjà, est plus adaptée, surtout dans le sud. La discipline y est beaucoup plus pratiquée qu’en Belgique. En Belgique, je suis toujours un des seuls à pratiquer ce sport. En France, c’est beaucoup plus développé. Il y a plus de terrain, on peut rouler tous les jours grâce au beau temps. Et la France est un grand pays, qui offre beaucoup de panoramas et de terrains différents, c’est idéal !  

- Et quels sont vos spots préférés pour vous entraîner ? 

En ce moment, c’est l’Ardèche. C’est là où il y a le moins de pluie. Je roule beaucoup à Lyon et aux alentours de Marseille aussi. C’est surtout la météo qui guide mes choix car on a besoin de rampe en bois. S’il pleut, c’est foutu. J’aime bien rouler en pleine nature, dans les montagnes, avec des paysages un peu forestiers comme les Vosges en été. C’est vraiment un endroit paisible, on n’est pas embêté.

- Depuis 2012, les Alpes françaises accueillent le festival international de VTT Crankworx. Quel plus apporte cette étape par rapport aux autres destinations (Autriche, nouvelle Zélande, Canada) ?

Les premières années, c’était organisé aux 2 Alpes et depuis deux ans, c’est aux Gets. C’est une des étapes les plus importantes en VTT slopestyle. C’est bien d’avoir une étape francophone, je me sens plus chez moi en France qu’en Autriche ou dans un autre pays. Ça fait du bien d’être dans un pays qui a la même mentalité que moi. Les déserts des Etats-Unis par exemple, c’est bien pour deux semaines, mais je ne m’y verrais pas rester un mois.

- Quels sont vos objectifs pour cette année 2018 ? 

J’ai commencé ma carrière assez tôt, et jusqu’ici, je n’avais pas connu de pépin. Mais en 2017, j’ai eu une grosse blessure qui m’a pourri ma saison. Maintenant, après plusieurs mois de compétitions, je me sens de nouveau bien sur mon vélo. Ce que je veux pour 2018, c’est rester sur mes routes, continuer sur ma lancée, et normalement dans cet état d’esprit, tout devrait bien se passer. 

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