Gérald Watelet à la découverte des splendeurs angevines

  • Château d'Angers - © Jean-Pierre DELAGARDE, Centre des monuments nationaux

    Château d'Angers - © Jean-Pierre DELAGARDE, Centre des monuments nationaux

  • Gerald Watelet - © Portrait par Christophe Haesevoets-Studio Photo Oui!

    Gerald Watelet - © Portrait par Christophe Haesevoets-Studio Photo Oui!

  • Château d'Azay-le-Rideau - © Leonard de Serres - CMN

    Château d'Azay-le-Rideau - © Leonard de Serres - CMN

  • Château d'Angers - © P. Berth

    Château d'Angers - © P. Berth

  • Leonard De Serres Centre des monuments nationaux - © R.Azay

    Leonard De Serres Centre des monuments nationaux - © R.Azay

Gérald Watelet à la découverte des splendeurs angevines angers fr

Situé entre deux bras de l’Indre, l’élégant château d’Azay-le-Rideau (Centre-Val de Loire) a récemment subi une restauration qui l’a complètement métamorphosé. A quelques kilomètres de là, le Château d’Angers (Pays de la Loire) recèle un véritable chef-d’œuvre médiéval qui a traversé les siècles. Deux endroits qu’a explorés Gérald Watelet, chroniqueur et présentateur de « C’est du Belge », passionné (entre autres) par la décoration d’intérieur.

Quelles ont été vos premières impressions en arrivant au château d’Azay-le-Rideau ?

On sort de la notion de château royal un peu pompeux pour davantage entrer dans le cadre d’une « maison de campagne », parce que ce château est situé dans le village. Il n’est pas impressionnant par sa taille, mais bien par son côté charmant et très bucolique.

Trois ans de travaux et huit millions d’euros ont été nécessaires pour faire renaître ce joyau de la Renaissance française. Qu’est-ce qui a particulièrement retenu votre attention lors de cette visite ?

Ce qui m’a frappé, c’est que le lieu a été réaménagé dans l’esprit des derniers châtelains. Les pièces intimes et confortables sont agencées avec un mobilier du 19e siècle. Il y a cette volonté de faire comprendre au public que l’endroit a été habité jusqu’il y a peu. On voit d’ailleurs les photos du marquis de Biencourt et de sa famille dans différentes activités. Dans la chambre Renaissance du roi, les vraies couleurs d’époque ont été respectées. Au premier étage, l’artiste belge Piet.sO et son mari Peter Keene ont conçu un univers onirique d’une manière très libre. Cela confère à la visite un caractère ludique et très agréable.

Vous qui êtes aussi décorateur d’intérieur, quelle est votre pièce préférée ?

La pièce qui m’a le plus séduit est celle qui est tendue de joncs tressés avec un espace entre le mur et ceux-ci pour laisser circuler l’air. Le conservateur m’a raconté qu’à l’époque, on introduisait dans ce jonc de la sauge, du romarin, des herbes aromatiques qui rafraîchissaient et parfumaient l’atmosphère.

Le château est entouré d’un écrin de verdure agencé par Charles de Biencourt, un passionné de botanique. Il a également été réaménagé. Avez-vous eu l’occasion de vous y promener ?

Oui, et j’ai été à nouveau conquis par ce côté charmant. Il y a de l’eau, partout, notamment dans les douves, alors que j’ai appris qu’au début elles n’existaient pas. Pourtant, on ne peut imaginerAzay-le-Rideau sans eau. Les parterres sont ravissants, avec de nombreuses fleurs. On est plus dans un jardin à l’anglaise qu’à la française, ce qui est tout à fait logique, car il a été aménagé au 19e siècle, à l’époque où ceux-ci étaient particulièrement en vogue. Il y a aussi de très beaux arbres, dont plusieurs espèces exotiques. C’est un lieu qui incite à la balade et à la flânerie.

En revenant vers Tours, vous avez également visité le château des ducs d’Anjou, une forteresse royale réputée imprenable…

J’ai été ébloui par la tapisserie de l’Apocalypse, que je ne connaissais pas. Avec ses 140 m de long présentés d’une traite et où il manque juste trois éléments, elle est magique et son état de conservation est exceptionnel. Elle est réversible, mais n’est exposée que d’un côté pour conserver l’autre dans les meilleures conditions possible. Elle a une présence incroyable et mérite vraiment le détour.

Avez-vous été intéressé par la visite du château lui-même ?

Le lieu lui-même m’a moins touché. On est dans une forteresse. A contrario d’Azay-le-Rideau, tout a été restauré à l’ancienne, mais il n’y a pas de mobilier, c’est un peu désincarné. On n’a pas l’impression que des gens y ont vécu, mais bien que des soldats s’y sont battus. La perception du lieu est forcément en rapport avec son usage. En revanche, le château est entouré d’un jardin à la française très réussi, avec des broderies de buis et des fleurs qui adoucissent un peu le côté massif et colossal des murailles.

 

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