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Tournée des sites culturels d’exception ou randonnées aux sommets. En amoureux sur la route des vins ou en croisière avec les enfants… Quel voyage en France ferez-vous cette fois-ci ?

La minute sucrée avec… Les Anis de Flavigny

Fin, frais et délicat en bouche, c’est un plaisir d’antan toujours au goût du jour. À peine plus gros qu’un grain de riz, les Anis de Flavigny parfument depuis 400 ans le petit village bourguignon médiéval. Une petite coquetterie sucrée qui ne se promène d’ailleurs jamais sans sa boite.

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Carte de visite

50 grammes de douceur, voilà ce que contient une boite d’Anis de Flavigny. Aussi raffiné qu’une perle de culture, le bonbon minuscule enrobé de sucre et croquant sous la dent est fabriqué selon un procédé artisanal immuable. Chaque année, 4 millions de tonnes de bonbons sont fabriqués depuis l’un des plus beaux villages de France : Flavigny-sur-Ozerain.

Histoire et légende

On raconte que la première graine d’Anis aurait été rapportée de Syrie à l’époque gallo-romaine par Flavien soldat voyageur romain (qui donna son nom au village). Sous Charlemagne, une abbaye bénédictine fut construite à Flavigny et servit d’atelier de dragéification pour les moines. Petit à petit, ces derniers montrèrent leur enthousiasme pour la graine d’anis et celle-ci suppléa l’amande : ce fut la naissance d’une nouvelle recette sucrée. Depuis la Révolution française, le passage de relai des petites perles blanches s’opère entre les mains des familles flavigniennes. Bientôt un siècle d’ailleurs que la famille Troubat se partage le savoir-faire au village.

Secrets de préparation

Il suffit d’un grain d’anis vert récolté en août, du sucre de betterave cueilli en octobre, de nettoyer et de trier ensuite les graines, les faire tournoyer 15 jours dans une bassine pendant que le sirop de sucre recouvre doucement les futurs bonbons et d’attendre. En touche finale ? Les parfumer d’un arôme naturel distillé à Grasse qui donnera son goût si particulier : anis évidemment, fleur d’oranger, rose, violette et pourquoi pas citron ?

L’anecdote savoureuse

Celle ou celui qui a déjà suçoté un Anis de Flavigny se souvient forcément de sa boite vintage et de ce petit couple de berger-bergère qui va avec. Cette idée-là, c’est Jean Troubat, fils d’un meunier dijonnais qui décide de la concrétiser en 1923. La petite boite fait alors le tour du monde. Pour parfaire sa renommée, Nicolas Troubat, fils de Jean, l’implante dans les stations-services. Dès lors, la marque s’ancre pour de bon dans l’esprit des Français.


Visiter la fabrique d’Anis de Flavigny (Lien externe)
Au cœur de l’Abbaye bénédictine Saint-Pierre, Grande Rue 21150, Flavigny-sur-Ozerain FRANCE.