Combiner glisse et protection de l’environnement en station

La protection de l’environnement ne s’arrête pas en plaine, elle prend aussi de l’altitude. Pour préserver leur écrin, les responsables des stations de ski françaises multiplient les initiatives qui tracent peu à peu la voie d’un ski plus « vert ».

Tour d’horizon de quelques actions environnementales remarquables en montagne

Gratuité des navettes incluses dans le forfait ski pour limiter les trajets en véhicule personnel, tri des déchets, toilettes sèches sur les pistes, réduction des consommations énergétiques, utilisation de semences locales pour revégétaliser les sites, protection de la biodiversité, utilisation de techniques et technologies de pointe pour travailler le manteau neigeux... Toutes ces actions font désormais partie du quotidien des stations françaises.

Le « snowfarming » pour recycler la neige

Largement pratiquée dans les pays nordiques, la technique du « snowfarming » fait son trou dans les alpes françaises. C’est notamment le cas au Grand Bornand, à Courchevel, à Val Thorens et dans la petite station de Bessans. Le principe ? On stocke de la neige en fin de saison à proximité des pistes ou dans des trous, on la recouvre de sciure ou d’une bâche pour la conserver et la réutiliser la saison suivante. Une manière écologique de sécuriser l’enneigement du début de saison et d’être moins exposé aux caprices de la météo.

Au Grand Bornand, le « snowfarming » permet le stockage de 16.000 m³ de neige destinés à une épreuve de la coupe du monde de biathlon. Même objectif à Courchevel où on vise un enneigement suffisant pour l’étape féminine de la coupe du monde de ski. A Bessans, cette technique favorise l’ouverture anticipée d’une boucle de son domaine de ski fond, dès les vacances de la Toussaint. Enfin, à Val Thorens, l’idée est de profiter de conditions généreuses d’une saison pour éviter toute mauvaise surprise aux skieurs l’année suivante.

Hôtel bioclimatique, écogites, bivouacs, …

D’autres logements et expériences en harmonie avec la nature valent aussi le détour en montagne. Situé aux Carroz d’Arâches, l’hôtel la Croix de Savoie est le premier hôtel bioclimatique de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Chez les propriétaires Edwige, Jean-Marc et Gaëtan Tiret, la démarche écologique et bioclimatique prend tout son sens, des matériaux de construction aux énergies (renouvelables bien sûr) en passant par le choix des produits d’entretien et les menus gastronomiques bios du restaurant. L’hôtel propose même des prix préférentiels aux clients favorisant les transports en commun. Encore mieux : la Croix de Savoie (Lien externe) ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et envisage d’aménager ses toitures et de les végétaliser.

Les Ecogites (Lien externe) répondent à des exigences environnementales très strictes, dont le recours aux énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, le tri, la gestion de l’eau et l’utilisation de matériaux locaux.

A Flumet – Saint-Nicolas-la-Chapelle, les écolodges « Entre Terre et Ciel » (Lien externe) vous invitent à oublier les tracas du quotidien dans un cadre naturel et préservé. Bruissement des arbres, chant des oiseaux, ruissellement du cours d’eau et douce nuit dans une cabane dans les arbres vous attendent.

Autre aventure insolite et nature à vivre, non loin d’Annecy cette fois, avec Alpes (Lien externe) Bivouac (Lien externe) . Séjours atypiques, activités hors du commun et éco-constructions au menu !

Des « petits » gestes au quotidien

Mais la voie du « ski vert » passe aussi par des initiatives au quotidien, dans chaque station. Recours aux énergies renouvelables, efforts pour rendre les remontées mécaniques moins énergivores, campagnes de ramassage de déchets, … Les stations de ski françaises rivalisent d’idées pour réduire leur impact écologique !

Quelques exemples ? A Serre Chevalier, le domaine skiable est équipé d’éoliennes et de panneau solaires. Objectif : produire 30% de la consommation électrique totale du domaine skiable d’ici 2021. A Auris-en-Oisans, un télésiège fonctionnant à l'aide d'une gare motrice vieille de 30 ans et recyclée a remplacé 3 téléskis. A Avoriaz, on est allé plus loin encore avec la piétonisation du site, le transport en calèche et l’ouverture d’un snow park écologique. A l’Alpe d’Huez, deux bornes électriques ont été installées pour recharger tout véhicule électrique. On y utilise également une dameuse fonctionnant selon la technologie hybride diesel-électrique qui consomme jusqu’à 20 % de carburant en moins. Et puis, plus au sud, à Orcières Merlettes, des lignes à haute tension ont été enfouies pour protéger les oiseaux.