6 conseils pour un séjour éco-responsable dans les Alpes

Un bol d’air (pur) ? À l’heure de préparer ses vacances dans une station de sports d’hiver, on rêve de grands espaces et de nature : mais cet écosystème est si fragile... On peut le préserver tout en passant le plus agréable des séjours. Suivez nos six conseils pour minimiser l’impact de vos vacances dans les Alpes.

Je choisis une station engagée

Délivré en fonction de 20 critères, le label Flocon Vert est celui qui fait référence quand il s’agit de noter les stations de montagne. Il valide des engagements sociaux et culturels, mais aussi liés à l’environnement et à la gestion des ressources naturelles. Le label a été décerné à Megève, à Valberg (Alpes maritimes), à Chamrousse, à la Vallée de Chamonix-Mont-Blanc (qui regroupe Vallorcine, Chamonix, Les Houches et Servoz), ou encore à Chatel, dans le domaine des Portes du Soleil.

Label Flocon Vert (Lien externe)

J’opte pour un hébergement éco-responsable

Dans l’hôtellerie de montagne encore plus qu’ailleurs, l’attention portée aux ressources naturelles et à l’intégration des bâtiments dans leur environnement est fondamentale ! Dans tous les massifs de France, de nouveaux hébergements imaginent le tourisme de montagne de demain. Des fermes-auberges (comme Le Toî du Monde dans le Val d’Arly), des refuges de luxe (Le Refuge de la Traye à Méribel, ou la Halle des Cascades aux Arcs), un hôtel bioclimatique (Hôtel La Croix de Savoie aux Carroz), des cabanes perchées dans les arbres (Entre Terre et Ciel, dans le Val d’Arly)… il y en a pour tous les goûts ! Ceux qui cherchent un hébergement plus classique pourront se tourner vers le label Clef verte (par exemple disponible sur 17 résidences de Pierre & Vacances) ou la certification Green Globe (notamment sur la plupart des Club Med de montagne).

Clef verte (Lien externe)
Green Globe (Lien externe)

Je m’équipe d’un matériel fabriqué en France

Première destination mondiale du ski, la France a bien sûr longtemps fabriqué le matériel… avant de délocaliser une grande majorité de ses usines à l’étranger. Mais cocorico ! Depuis quelques années des fabriques se réinstallent dans les Alpes. La plus connue d’entre elles : la Fabrique du Ski, située à Villards-de-Lans dans le Vercors. Deux autres marques au patronyme anglophone sont pourtant bien françaises : Blacksmith, installé à Flachère-en-Isère, et Rabbit on the roof, qui fabrique des skis de freeride à Chamonix. Côté haut de gamme, on fabrique toujours en France des skis en bois, notamment chez Tardy à Saint-Gervais-Mont-Blanc ou chez Marcel Livet à Annecy. Très chic.

la Fabrique du Ski (Lien externe)
Blacksmith (Lien externe)
Rabbit on the roof (Lien externe)
Tardy (Lien externe)
Marcel Livet (Lien externe)

Je privilégie les produits du terroir

Pas de mystère : dans les Alpes, on fabrique du fromage ! On se régale de reblochon, de raclette, de beaufort, d’abondance, et de toute une variété de tommes : tomme de Savoie, tomme crayeuse, tomme des Bauges. Dans le Vercors… on adore le bleu du Vercors Sassenage ! En dessert, la myrtille est incontournable : c’est un fruit d’été, que l’on ramasse jusqu’en septembre, mais elle se déguste toute l’année. Quant aux digestifs, comme la liqueur de Chartreuse et le génépi, ils font partie de la tradition montagnarde.

J’opte pour les loisirs sans remontée mécanique et non-motorisés

L’hiver, la montagne est spontanément silencieuse. Les animaux hibernent, sont fragilisés par le froid et le manque de nourriture. Si le ski alpin reste la vedette des stations de sports d’hiver, il entraîne avec lui tout un panel d’installations (remontées mécaniques, dameuses…) qui ont un impact non négligeable sur l’écosystème montagnard, générant du bruit et des émissions de CO2. Alors de temps en temps, on laisse les skis de piste au placard pour découvrir les mobilités douces de montagne : balade en raquettes, randonnée à ski avec des peaux de phoques, ski de fond… On oublie les engins à moteur comme les motoneiges, les 4x4, et les déposes en hélicoptères qui sont d’ailleurs interdites au départ de France. Car les moteurs fragilisent les milieux naturels, perturbent et mettent en danger la faune sauvage. L’association de préservation de la montagne Moutain Wilderness mène d’ailleurs régulièrement des campagnes de sensibilisation intitulées "Silence !".

J’en profite pour comprendre la faune et la flore qui m’entourent

Et si cette année, on prenait le temps de s’émerveiller devant la faune et la flore ? Sur les 11 Parcs nationaux français, 4 sont situés en zone de montagne : Vanoise, Pyrénées, Ecrins, et Mercantour. Ce sont des territoires protégés, avec des actions de sensibilisation et d’information menées toute l’année. Au-delà des Parcs nationaux, on cherche aussi les Réserves naturelles : au cœur du Massif du Mont-Blanc se trouve la Réserve naturelle la plus haute de France, celle des Contamines-Montjoie. C’est le seul espace protégé du massif ! Dans la station, une salle est dédiée à sa découverte, avec des animations. Par ailleurs, des panneaux de sensibilisation ont été développés sur les "zones de quiétude", havres de paix pour les espèces.
Dans la Vanoise, l’espace Glacialis, à Champagny-le-Haut, s’attache à faire découvrir et comprendre les glaciers sous toutes leurs coutures, en ces temps de réchauffement climatique. Aux Gets, ce sont les plantes qui bénéficient d’une attention toute particulière au jardin botanique du Père Delavay.

Réserve naturelle des Contamines-Montjoie (Lien externe)
Espace Glaciali (Lien externe)
Jardin botanique du Père Delavay (Lien externe)

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