48h à Toulouse : capitale occitane dynamique, entre histoire et modernité

48hà Toulouse

[Header Toulouse, ©jourdenuit FlorianCalas]

Ô Toulouse, perle rose nichée au creux du sud-ouest. Que dire de ta douceur de vivre, ton humeur festive et de ton dynamisme ? C’est simple, chez toi, tout invite à la curiosité. Tes jolies églises romanes, tes ruelles étroites, tes bars atypiques, ton imposante place du Capitole, tes façades en terre cuite, tes hôtels particuliers souvent cachés dans une cour ombragée, sans compter ton goût prononcé pour la technologie, les sciences et l’aéronautique. Notre focus sur les essentiels en 48h chrono.

Toulouse

« Les pieds dans la culture »

Promenade dans le quartier des Carmes et ses alentours

Au fil des briques roses rouges, on commence de bon matin par prendre la température du centre-ville. L’élégant quartier des Carmes et ses ruelles étroites en mouvement fait notamment partie des endroits témoins d’un riche patrimoine historique. Au détour des rues médiévales (rue des Filatiers, des Couteliers et des Marchands), on s’attarde devant les détails architecturaux, les façades aux couleurs chaudes ou encore les trottoirs étriqués et fleuris... Tout est charmant. Dans ce cœur bouillonnant aux airs de grand village se trouvent d’ailleurs mille et un hôtels particuliers, participant eux aussi à l’identité historique de la ville. Pour l’anecdote, Toulouse possède le record de France du nombre d’hôtels particuliers du 16e siècle. Plus loin, on ne manque pas d’entrer non plus dans une de ses admirables églises : Notre Dame de la Daurade et Saint-Sernin, figurant toutes deux en haut de la liste. On n’oublie pas non plus d’aller boire un café sur la très vivante Place du Capitole, avant de décider de pique-niquer au soleil sur les sympathiques bords de Garonne.

Rouler des mécaniques à la Halle de la machine

On aime aussi Toulouse pour son tempérament décalé, voire parfois libertaire ! Et pour ce faire, rien de tel qu’une balade digestive dans un lieu aussi insolite que cher à la ville : la Halle de la Machine . À seulement 5 km du noyau de la ville rose existe le QG des machinistes les plus farfelus. Imprégné des contes et légendes, cet immense atelier expose à l’année des machines grandioses dotées d’une grande créativité. Ne soyez donc pas surpris si vous y croisez une « Catapulte à pain », un « Rossignol Pendulaire » ou même une « Machine à servir le vin » ! C’est avec de grands yeux ronds et guidés par ses différents auteurs que vous adorerez comprendre le fonctionnement, l’histoire et le contexte de chacune d’elles.

Pause gastronomique avec vue sur la terrasse de Ma biche sur le toit

Le soir venu, place au réconfort dans l’assiette. Tant qu’on y est, pourquoi ne pas se récompenser avec une escapade gastronomique sur les toits de la ville ? On dit que le rooftop du restaurant panoramique Ma biche sur le toit offre la plus belle vue sur la cité. Perchée sur le toit des Galeries Lafayette, la cuisine du chef étoilé Michel Sarran promet des mets originaux, frais et savoureux. D’humeur festive ? Sachez qu’il est également possible de prolonger la soirée jusqu’à 2h du matin du côté du bar à cocktails.

Toulouse

« La tête dans les nuages »

Vers l’infini et l’au-delà à l’Aéroscopia et l’Envol des Pionniers

Capitale aéronautique et spatiale oblige, embarquement immédiat pour aeroscopia et l’Envol des Pionniers, deux musées entièrement dédiés à l’histoire de l’aviation. Si dans le premier, on s’émerveille face à ces 7000 m² d’expositions d’avions de légendes avec, en prime, la possibilité de monter à bord du Concorde et de la Caravelle, du côté de l’Envol des Pionniers, on se glisse dans la peau des plus grands aviateurs de tous les temps (Saint-Exupéry, Mermoz, Latécoère… pour ne citer qu’eux). C’est d’ailleurs ici que vous pourrez admirer le premier avion jamais construit à Toulouse, un Salmson 2A2.
Bon à savoir : pour déambuler à l’intérieur de ces deux sites (qui ne sont absolument pas voisins) comptez une petite journée.

L’Eurêkafé, des « sciences sur le zinc »

De retour dans le centre-ville, on garde (presque) ce même esprit effervescent en testant le premier café scientifique de France. Considéré comme un « Café des Curiosités », l’Eurêkafé propose de boire un verre et/ou manger un morceau tout en assistant à des conférences scientifiques, en participant à des quiz hebdomadaires, expositions ou encore à des ateliers pédagogiques. Tout neuf, tout beau, ce carrefour convivial des sciences de 140 m² connaît un vrai succès.

Le J’Go, table paysanne et durable

Histoire d’achever le séjour en beauté, on met son régime de côté et on réserve une table au J’Go, restaurant de spécialités gasconnes par excellence. Si, à sa création (1995), la table était exclusivement dédiée à la dégustation de gigot d’agneau, pâté gascon et frites maison à la graisse de canard, aujourd’hui, on vous rassure, on y mange aussi de plats à base de légumes. L’ambiance y est toujours festive, les gens accueillants et, surtout, la cuisine y est réputée pour son caractère responsable, avec une priorité à l’agriculture paysanne. Bref, que du frais, que du bon.