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F1 au Castellet : « Logique que la France retrouve son Grand Prix »

Place au grand retour de la Formule 1 en France ce week-end ! Dix ans après le dernier Grand Prix de Magny-Cours, les monoplaces de Sebastian Vettel, Lewis Hamilton, Kimi Raïkkönen ou encore Max Verstappen ont à nouveau rendez-vous dans l’Hexagone. Mais cette fois, c’est au circuit Paul-Ricard du Castellet, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, qu’ils disputeront la huitième course du championnat du monde. Journaliste belge et spécialiste de la Formule 1, Gaëtan Vigneron nous parle du circuit et… nous livre ses pronostics !

France.fr : Que pensez-vous du retour du Grand Prix de France au programme du championnat du monde de Formule 1 ?
Gaëtan Vigneron : C’est une très bonne chose ! Il était tout de même assez hallucinant qu’un pays comme la France ne figure plus sur la feuille de route d’un sport aussi important que la Formule 1. La France compte de grands champions et des motoristes de qualité dans cette discipline. Il est logique qu’elle accueille un Grand Prix de Formule 1.

France.fr : Pouvez-nous parler du circuit du Castellet ? Quelles sont ses particularités ?
G. V. : La dernière fois que j’ai commenté le Grand Prix de France, c’était à Magny-Cours. J’ai par contre déjà roulé sur le circuit Paul-Ricard du Castellet, à l’occasion d’un évènement initié par Renault. Il se déroulait sur deux jours et m’a notamment permis de faire deux fois trois tours en F1. Ce qui reste un très bon souvenir. Pour être honnête, le circuit du Castellet n’est pas celui qui me fait le plus rêver, au contraire de Suzuka (Japon), Interlagos (Brésil) ou Spa-Francorchamps (Belgique). Il a moins de caractère, c’est un circuit avec de grands dégagements, qui est aussi extrêmement sûr au niveau de la sécurité. Ce n’est donc pas celui qui offre les courses les plus dingues mais cela n’enlève rien au fait que je sois très heureux de ce retour en France. Qui plus est dans une région très appréciée des Belges.

France.fr : Quels sont vos meilleurs souvenirs de Formule 1 en France ?
G. V. : Je me souviens de belles bagarres dans les années 70 au Castellet. Il y a une histoire qui est liée à ce circuit, c’est vraiment bien qu’il revienne sur le devant de la scène avec la F1.

Sinon, j’ai connu plusieurs très chouettes courses à Magny-Cours. Et j’y ai commenté de beaux Grands Prix aux côtés de champions et consultants tels que Jean Alesi, Olivier Panis, Jean-Eric Vergne, Pierre Gasly ou encore Esteban Ocon pour ne citer qu’eux. A Magny-Cours, on dormait chez l’habitant, dans un magnifique domaine, ce qui rajoutait une saveur particulière au Grand Prix. Cette année, je vais également loger chez l’habitant, à proximité du circuit du Castellet.

Et puis, mes souvenirs de F1 en France sont aussi liés aux excellentes relations entretenues avec Alain Prost, six fois champion du monde de la discipline. Connaître un tel champion est toujours un véritable privilège !

Le Castellet est un peu inconnu des pilotes, il y a place pour une surprise.

France.fr : Comment qualifierez-vous le lien qui unit la F1 à la Belgique ?
G. V. : Il y a une sorte de tradition qui lie la Formule 1 et le grand public belge. En Belgique, on possède un circuit mythique, celui de Spa-Francorchamps, qui fait partie de l’histoire avec un grand H de la F1. On a eu de grands champions par le passé et aujourd’hui, on a un pilote talentueux en course, Stoffel Vandoorne. Malheureusement, il est empêtré dans les ennuis d’une ex-grande écurie, McLaren. Mais il est très bon. J’espère qu’il pourra le démontrer dans un futur proche. Quand on voit les audiences des Grands Prix diffusés chez nous, on constate que la F1 reste un des tops sports en Belgique, avec le football qui est un cran au-dessus et le cyclisme.

France.fr : Que peut-on espérer du pilote belge Stoffel Vandoorne au Castellet ?
G. V. : Je ne pense pas que ça marchera pour lui. Il y a de grandes lignes droites au Castellet et je ne crois pas que McLaren y sera à l’aise. Maintenant, ce Grand Prix est un territoire un peu inconnu pour tout le monde et dans ces circonstances, il y a toujours une place pour une surprise.

France.fr : Et quelles sont les chances des pilotes français selon vous ?
G. V. : La France dispose d’une jeune génération intéressante, qui monte, avec Gasly, Ocon et le résident monégasque Leclerc. Sans oublier Romain Grosjean, qui est toujours là. Tous ces pilotes ont plus de chances de s’illustrer au Castellet que Vandoorne. C’est quand même dingue de se dire qu’Olivier Panis est le dernier vainqueur français d’un Grand Prix et que depuis ce Grand Prix de Monaco 1996, la France attend toujours un successeur. Je crois qu’un Français s’imposera à nouveau bientôt, ça arrivera inévitablement. Peut-être pas cette année mais dans les années à venir, certainement. Puis, il y a Renault. Un constructeur qui a un projet à long terme, qui progresse, qui a déjà gagné par le passé qui devrait gagner à l’avenir.

France.fr : Votre pronostic pour ce Grand Prix ?
G. V. : Difficile à dire... On a une belle bagarre devant avec trois teams : Ferrari, Mercedes et Red Bull. Je crois que Ferrari a gagné le dernier Grand Prix de France à Magny-Cours en 2008 (NDLA : victoire de Felipe Massa). Je verrais bien Ferrari émerger à nouveau, au terme d’une lutte très serrée avec Mercedes.

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Tout autre chose pour finir, d’ordre purement touristique. Que vous inspire la France et quelles régions de l’Hexagone préférez-vous ?
G. V. : La France reste une destination privilégiée pour les Belges. Elle a quelque chose de proche de nous, dont la langue bien sûr. Mais aussi les centres d’intérêt, la culture, la gastronomie, le vin… Personnellement, j’adore le sud de la France. Mais j’aime aussi Paris, une ville formidable, avec une offre culturelle remarquable. Je n’oublierais pas non plus la montagne et les stations françaises, moi qui adore les sports d’hiver. On a beau voyager partout dans le monde, on en revient toujours à se dire qu’on est bien en France. Il existe un lien très fort entre la France et la Belgique. D’ailleurs, je crois que les Français apprécient tout autant les Belges, notamment pour leur simplicité et leur sens de l’autodérision.

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