Les Franciscaines Deauville : un lieu (déjà) culte pour la culture en Normandie

Après des mois de suspense, le rideau se lève ce mois-ci sur l’un des projets les plus attendus du moment : les Franciscaines Deauville. Un nom qui détonne pour un lieu culturel hors normes, conçu pour une mise en commun de la connaissance, sous toutes ses formes artistiques. L’adresse ? L’ancien couvent des sœurs franciscaines qui renoue après transformation, avec sa vocation de lieu d’éducation et de partage. Visite guidée !

A l’entrée, le haut portail moderne de 15 mètres doté d’un grand écran numérique donne le ton : le couvent des Franciscaines se veut désormais un lieu ouvert à tous et à tous les supports artistiques, y compris les nouvelles technologies ! Architecte et scénographe du projet, Alain Moatti qui signe également la renaissance de l’Hôtel de la Marine à Paris, l’a repensé comme un véritable lieu de vie où les collections (livres, peintures, sculptures, photographies, outils numériques, concerts, spectacles) seraient enfin mises en commun, afin de démultiplier les expériences.

Déambulation libre

Ici, pas de parcours imposé. Libre à chacun de déambuler à sa guise entre le cloître coiffé d’une verrière devenu foyer de salle de spectacles et salle de lecture, la chapelle transformée en auditorium, les salles d’exposition permanentes ou temporaires et les galeries où courent les "rubans de la connaissance", étagères porteuses de tous les savoirs.

On pioche ici un livre, on butine là photographies ou tableaux ornant les murs, on se batit une promenade numérique dans la grande galerie équipée de huit bornes et 10 écrans ou via les tablettes donnant accès aux œuvres de grands musées français.

L’esprit de Deauville en cinq univers

En phase avec l’esprit de Deauville et son calendrier riche en évènements, du Festival du film américain aux courses hippiques, les collections s’organisent autour de cinq univers : cinéma et spectacle, art de vivre, cheval, mémoire de Deauville et jeunesse.

Entre un traité d’hippologie à feuilleter dans une ambiance feutrée rappelant les écuries et un film à visionner dans une alcôve devenue salle de projection privée (dont 160 tournés à Deauville), on explore la collection André Hambourg dont la donation est à l’origine du lieu : plus de 4 000 œuvres dont 539 tableaux de ce peintre de la marine, mais aussi des œuvres de Derain, Foujita ou Eugène Boudin.

On s’offre aussi une exposition d’exception à la galerie des maîtres qui exposera des œuvres majeures tout au long de l’année au rythme de thématiques régulières. La première : le monde de la couleur au XXe siècle avec le bleu d’Yves Klein, les noirs de Pierre Soulages ou encore les œuvres kaledeioscopiques de Sonia Delaunay.

Et pour l’ouverture, la Cour d’expositions temporaires, aménagée comme un cloître contemporain, place d’emblée les Franciscaines sous le signe des rencontres des cultures avec une exposition "Sur les chemins du Paradis" : près d’une centaine d’œuvres, du jardin d’Eden selon l’œil du peintre Nabi Maurice Denis aux visions contemporaines du duo plasticien Pierre & Gilles ou du videaste Bill Viola.

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