Ma première fois en coupe du monde de plumfoot

Nicolas, belge de 36 ans, sportif avéré et aventureux dans l’âme, a participé avec deux amis à la coupe du monde de plumfoot, organisée en région Ile-de-France du 21 au 24 août 2019. Une discipline insolite, à la croisée du foot, du badminton et du volley. Il nous raconte.

En 2019, la Belgique participe à sa première coupe du monde de plumfoot en France

France.fr : en quoi consiste le plumfoot et d’où ça vient ?

C’est une discipline d’origine asiatique dans laquelle les joueurs s’échangent une « plume », soit une sorte de volant, en utilisant toutes les parties de leur corps, excepté les bras. On peut y jouer à trois contre trois, à deux contre deux ou à un contre un, sur un terrain de type badminton, muni d’un filet de 1,60 m. Les rencontres se disputent en deux sets gagnants de 21 points.

France.fr : comment est venue l’idée de s’initier à cette discipline et de créer la première équipe belge officielle ?

L’instigateur de cette aventure, c’est Yoann Monfort. Un ami d’un ami au départ, professeur d’éducation physique et parti au Vietnam il y a quelques années. Là-bas visiblement, tous les enfants jouent au plumfoot dans la rue. Il s’est intéressé à ce sport et a décidé d’y consacrer son travail de fin d’études. Et c’est dans ce cadre qu’il a fait la connaissance de personnes actives dans la discipline, dont des membres de la fédération française de plumfoot. Ils sont restés en contact et à plusieurs reprises, Yoann a été invité à créer une équipe en Belgique, à lancer la pratique du sport chez nous, voire à participer à des compétitions.

Cette année était une année de coupe du monde (Lien externe) , en France qui plus est. Yoann a de nouveau été sollicité et a sauté sur l’occasion pour constituer son équipe. Tout est allé très vite : il en a parlé à mon ami Stéphane qui était partant et qui, suite à un désistement, m’a proposé le 22 juillet 2019 de rejoindre l’équipe. Je n’ai pas trop réfléchi, je me suis dit que c’était insolite et que ce serait assez unique. On a pris nos billets pour Paris, direction la coupe du monde de plumfoot.

France.fr : vous n’aviez donc jamais joué au plumfoot avant ce 22 juillet 2019 ?

Non, et à dire vrai, j’y ai même joué pour la première fois le 11 août 2019, soit 10 jours avant la coupe du monde. Mais bon, ce n’est pas tous les jours qu’on vous propose de faire une coupe du monde !

"La coupe du monde de plumfoot se tient du 21 au 24 août 2019 (…). Je m’entraîne pour la première fois le 11 août, soit dix jours avant la compétition."

France.fr : justement, pourquoi avoir accepté d’y aller au culot ?

L’aventure entre copains et un petit peu le challenge aussi. Justement, je trouve ce "culot" très belge. Et puis, il y a le côté insolite qui m’attire. La découverte d’une nouvelle pratique… Je suis quelqu’un de sportif à la base. Et de vous à moi, c’est quand même chouette de se dire qu’on a participé à une coupe du monde au moins une fois dans sa vie.

France.fr : côté technique, qu’est-ce qui te plait dans ce sport ?

La combinaison de plusieurs disciplines. C’est très complet. Qui plus est, ce sont des sports que j’affectionne : comme le foot bien sûr, mais aussi les sports de raquette. J’aime le foot depuis que je suis tout petit, j’ai fait 13 ans de tennis de table, un peu de tennis, un peu de badminton et depuis 4 ans maintenant, du squash. Donc pourquoi pas du plumfoot ?

France.fr : comment se déroulent les matchs dans ce genre de compétition ?

Il y avait 17 pays représentés à cette coupe du monde. Une compétition en simple, une en double et une en triple le samedi, celle qu’on a faite. Le samedi, 12 équipes étaient réparties en quatre poules de trois. Chaque équipe se rencontrait et les deux premiers de chaque groupe passaient en quart de finale tandis que les autres disputaient des matchs de classement.

"Je pensais qu’on serait un peu ridicule (…) finalement, les équipes adverses nous ont encouragés à continuer."

France.fr : contre toute attente, avez-vous réussi à gagner au moins un match ?

Non, mais c’est un peu normal. On a quand même joué contre les champions du monde en titre, le Vietnam, pour commencer puis contre l’Allemagne, 5e nation au monde. Par contre, on y a cru lors de notre dernier match contre la Mongolie. Après un premier set perdu 21-15, on a mené tout au long du deuxième avant de craquer sur la fin et de perdre 21-18.

France.fr : que retiens-tu de cette première fois en coupe du monde de plumfoot ?

Que nous n’avions pas les bonnes chaussures (rires) ! Avec des chaussures adaptées, nous aurions peut-être pu créer la surprise contre la Mongolie et faire moins de fautes directes lors des autres matchs. Qui sait ? C’est en tout cas ce qu’on nous a dit sur place.

Blague à part, on en garde évidemment un très bon souvenir ! L’ambiance était très fair-play, chaleureuse, super sympa, sans la moindre animosité… Avant de venir, on pensait avoir l’air ridicule car parmi les équipes asiatiques, il y a des joueurs professionnels qui sont payés et reçoivent des primes quand ils gagnent. Mais finalement, pas du tout. À notre arrivée, les équipes internationales nous ont très vite mis à l’aise. L’Allemagne notamment, nous a même encouragés et donné une photo souvenir. C’était vraiment une très belle expérience entre copains et, bien sûr, un chouette weekend à Paris.

France.fr : oui, l’événement se déroulait en Ile-de-France, à 30 minutes de Paris, j’imagine que vous avez dû en effet profiter de la capitale...

Bien sûr, c’était aussi un peu le but de ce weekend. On a séjourné à l’hôtel*** Maxim Folies (Lien externe) , près des Folies Bergère dans le 9e. Quartier et logement très chouettes ! Les alentours étant animés, nous en avons profité pour écumer les bonnes adresses épicuriennes parisiennes : bars à vins, bar à huitres, bistrots… Du côté de Montmartre, nous avons même joué le samedi soir au plumfoot sur les marches du Sacré cœur avec des enfants.

Enfin, le dimanche, rien de tel qu’une promenade au soleil sur l’ile de la cité, dans les rues du Marais parmi les antiquaires et les boutiques, se poser dans les jardins parisiens comme celui des Tuileries… Mention spéciale tout de même pour la pause gourmande Aux Merveilleux de Fred (Lien externe) , pâtisserie dédiée à ce gâteau d’exception. On recommande.

Bref, un super weekend qu’on n’oubliera pas de sitôt !

Eaubonne, Ile-de-France 

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